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mardi 20 mars 2012

Il n'y a pas de bons produits, il n'y a que des bons gestes



       En pensant à écrire cet article, il faut dire qu’un seul bout de phrase me venait à l’esprit «  Il n’y a pas de bons produits… ». Nous connaissons toutes «  ou presque » cette citation qui dit «  Il n’y a pas de sots métiers, il n’y a que des sots gens ».
     
     Il faut s’entendre sur une chose : aucun produit n’est assez bon pour pouvoir à lui tout seul régler les problèmes que nous pouvons avoir avec nos cheveux, sinon ça se saurait. Ce qu’il faut comprendre c’est que même le meilleur produit du monde ne peut pas s’appliquer tout seul et ne sert donc à rien si on ne sait pas y faire avec lui.
      Il y a peu, j’ai pris l’ampleur de l’importance de manipuler nos cheveux avec soin et précaution : avec amour quoi ! Bien sûr, ça fait bien longtemps que j’ai compris que tirer dessus et m’acharner en les peignant ne réglait pas les problèmes des nœuds et autres démêlages. Mais il  a peu que j’ai vraiment fait attention à la façon dont je démêle mes cheveux, surtout quand je le fais aux doigts et je peux vous dire que j’ai beaucoup moins de cheveux dans mon peigne.


    
  Qu’est-ce que je fais pour traiter mes cheveux avec amour ?

Démêlage : Je divise les cheveux en 4 portions (sans peigne, je le fais au doigt), je mets du beurre de karité fouetté (le fameux chantilly de karité) sur mes doigts ou de l’huile de coco, puis je passe mes doigts dans mes portions de cheveux, doucement, en commençant par les pointes et en descendant jusqu’aux racines. Je fais bien attention lorsqu’il y a un nœud, de ne pas forcer et d’essayer de le défaire lentement.  Je remets de l’huile au besoin sur mes doigts, mais en général une fois par section, c’est largement suffisant.
          Quand j’ai fini de démêler de cette manière, je passe le peigne, mais seulement si j’ai besoin de faire une coiffure lisse ou si j’ai besoin de faire un démêlage intense. Sinon je passe mon peigne dans les cheveux une fois par semaine, lors de ma session soin du week-end. Voir mon challenge ICI. Je n’ai presque plus de cheveux dans mon peigne. Challenge validé et incorporé à la routine.

Shampoing : je fais mon shampoing une fois par semaine, lors de ma seule et unique séance de soin profond de la semaine. Pour appliquer mon soin , là aussi je démêle par petite section sans peigne et j’applique le soin délicatement en commençant par la racine et je remonte jusqu’aux pointes. ( je précise que cette façon d’appliquer les soin profond est personnel, plusieurs filles préconise de le faire des pointes à la racines, je vise au plus simple et au plus pratique pour moi et mes cheveux). Lors du shampoing, je ne m’acharne pas sur mes cheveux, je force doucement en insistant sur les endroits qui me démangent avec le bout de mes doigts et pas mes ongles. Une des façons les plus rapides et les plus pratique pour moi d’appliquer mon shampoing c’est de le diluer avec un peu d’eau dans un vapo et de le vaporiser sur cheveux mouillés, surtout quand j’ai une coiffure protectrice. De cette façon il se répartit mieux, plus vite et c’est beaucoup plus économique. Je trouve même que ça mousse super bien. Je vous rassure, vos cheveux seront très propres par la suite. Le fait d’éviter d’avoir à frotter longtemps pour faire mousser le produit sur votre touffe, permet de les manipuler moins et donc  de moins les agresser. Surtout que j’utilise des shampoings avec SLS ou silicones.

           Pour appliquer l’après-shampoing, je rince mes cheveux à fond, je les essore grossièrement, histoire que l’eau ne dégouline plus et après avoir divisé mes cheveux en deux trois ou quatre dépendamment de mon humeur, j’applique l’après-shampoing en massant doucement et en démêlant avec les doigts.  Ensuite je les peigne, avec la tête toujours en arrière et, toujours avec un  peigne à grandes dents et je rince, toujours la tête en arrière.
      
        Je suis une adepte des chignons. Ce sont toujours des chignons lâches, pas serré et dans ces cas-là les pinces à cheveux avec embouts en plastique sont salutaires ! Je ne peux définitivement pas vivre sans.
        
        Ce sont là les quelques gestes que j’ai avec mes cheveux. Pour résumer, depuis que je suis plus douce avec ma touffe, elle me le rend bien.
         
         Je suis preneuse de toutes vos astuces les filles.  

samedi 22 octobre 2011

" Je suis noire et je n'aime pas le manioc..."


     Coucou les gilz ! 

     Je sais, je sais, ce titre laisse perplexe, mais vous allez lire dans les lignes qui suivent ce qui sera sûrement le seul article que j'oserai qualifier de "militant" de toute la vie du blog, bien que mon but ne soit que de donner mon avis. 
     Je ne suis pas en colère, mais j'en ai marre ras la casquette, je suis en maudit comme on dit au Québec. De quoi ? De cette "gueguerre" entre soit disant filles aux cheveux naturels et défrisés. D'où me vient ce trop plein ? De cet article Cheveux afros : le retour du naturel. J'avoue tout de suite, je ne l'ai pas lu en entier, j'ai lu l'en tête qui m'a saoulé un minimum et j'ai survolé le reste parce que bon...  Voici le fameux en-tête : 


Tendance écolo, retour aux origines ou désir de prendre soin de soi : de plus en plus de femmes noires s'affichent avec leurs cheveux au naturel. Rencontre avec 4 femmes qui ont fait la paix avec elles-mêmes.



 Tendance écolo : Ooooo-kkk, je fais le trie des ordures,  je ne laisse pas le robinet couler quand je me brosse les dents... 
Retour aux origines : cette phrase signifie tellement RIEN à mes yeux que je préfère ne pas la commenter...
4 femmes qui ont fait la paix avec elles-mêmes : je vous garantie que à 25 ans bien assumées, bac + 5 , des "up & down" dans ma vie familiale, sociale et amoureuse... Je viens de finir mes études, bientôt commencer à bosser, et je n'ai jamais été aussi en paix avec moi même et pourtant : JE SUIS DEFRISEE ! 


         Déjà, j'avoue, je n'ai jamais compris après bientôt un an d'aventure capillaire pourquoi on parle de naturelle VS défrisée. J'ai des cheveux défrisés, certes mais ce sont le miens. C'est vrai, j'alterne entre tresses avec rajouts (très, très rarement des tissages) et coiffure avec mes propres cheveux. Je considère que quand je n'ai pas de rajouts je suis naturelle, tout aussi naturelle qu'une "nappy", et voilà, les filles naturelles aussi mettent des tissages et font des tresses avec rajouts et autres crochets braids au gré de leurs humeurs et de leur désir de changement de style... comme moi en fait. 
      
        Qu'est ce qui nous différencie ? L'usage d'un petit pot de défrisant sans soude, que d'ailleurs de nombreuses "naturelles" ont utilisé ? Je vais vous dire : J'ADORE les filles naturelles, ou du moins, ce qu'elles font de leurs cheveux. Je ne me lasse pas de regarder leurs coiffures, leurs techniques d'assouplissement et de lissage sans chaleur, comment certaines d'entre elles gèrent leur transition (parce que ça m'aide à mieux gérer mon stretching entre deux défrisages).  Quand on regarde dans ma barre de blogs à découvrir  il y a plus de blogs de filles naturelles que de filles naturelles/défrisées !  


       Je ne vois que de beaux cheveux dans tout ça et je pense qu'il y a énormément de filles qui veulent vivre leurs cheveux et leurs styles tranquillement autrement que comme un acte militant. J'en témoigne par l'atmosphère sympathique qu'il y a sur de nombreux forums, blogs ou encore pages Facebook. 

         Si tu aimes tant le style naturel, pourquoi tu ne te fais pas un big chop me diriez- vous ?  Parce que, j'ai 25 ans, j'ai bien réfléchi, je suis en paix avec moi même et j'ai décidé de continuer à défriser mes cheveux C'est ce qui convient le plus à la personne que JE veux être, à MON style. J'ai pensé passer au naturel, mais finalement non, franchement, ça ne me correspond pas, mais j'ai récemment encouragé ma soeur et ma cousine à y passer
        
        Je ne vais pas mentir, il y a cette partie de l'article qui est "pas mal" : 

 Il ne faudrait pas non plus tomber dans l'excès inverse qui voudrait qu'une femme noire qui met des extensions ne s'accepte pas. Toutes les femmes ont toujours eu leurs artifices. L'enjeu aujourd'huic'est d'avoir le choix, de balayer lespréjugés (comme cheveu crépu = cheveu sale ou négligé) et de ne plus avoir honte.



            C'est bien vrai tout ça, mais, je continue de penser qu'il y avait d'autres façons de présenter le style "naturel" que comme cela a été fait dans l'intro. On peut parler des naturelles sans forcément les opposer aux défrisées/naturelles, comme on peut parler d'une tendance coupe courte sans l'opposer à une tendance coupe longue, comme on peut parler de chaussures plateformes sans les opposer aux derbys... ce n'est qu'une question de style !  

       Tenez, je fais 1,70 pour 56 kilos mais je m'identifie clairement au style de cette fille aux formes plutôt généreuses, dont je suis le blog quotidiennement Girl With Curves, j'assume pourtant parfaitement la forme de mon corps. Je ne suis ni trop maigre, ni trop grosse, je pense avoir un physique "normal", si tant est que l'on puisse définir la normalité. Cette fille me donne des envies de rondeurs, mais contrairement à mes cheveux avec lesquels je peux jouer à outrance, je ne peux pas me forcer à manger pour prendre ses formes, et puis, tout ce "gras" ira- t-il là où je veux ? 

     Alors, il faut quand même que je parle de ce bout de phrase dans l'intro de Glamour "retour aux origines". Me concernant après 4 ans au Canada et 2 en France, j'ai décidé de rentrer chez moi, au Gabon pour y travailler. Oui, j'ai fini mes études et je savais que je rentrerais chez moi le jour où j'ai mis les pieds à l'aéroport Pierre-Elliot- Trudeau de Montréal ce 29 août 2005.  On me disait " ça te passera tu viens d'arriver" puis plus tard " tu vas partir sans avoir la nationalité ?" et bien non, 6 ans après ça ne m'est pas passé et j'ai une nationalité : je suis gabonaise, j'y suis, j'y rentre. Alors, ne me parlez pas de retour aux origines... Please ! 

   Pourquoi mon article à ce titre ? C'est le titre d'un livre de Gaston Kelman qui dit que l'on peut être noir et ne pas rentrer dans tous les clichés blacks: on peut apprécier l'opérette et non le tam-tam par exemple. Pour la petite histoire j'ai un oncle qui n'aime pas le manioc qu'il a pourtant mangé toute son enfance. 


  Je ne défriserai pas les cheveux de ma fille (quand j'en aurai une, si j'en ai une), parce que d'après moi, ces cheveux ont un potentiel plus important que les cheveux défrisés (niveau option coiffure/style/...). Si je devais revenir en arrière en gardant les connaissances que j'ai maintenant, je ne défriserai pas mes cheveux. Mais ils le sont actuellement, et j'ai bien réfléchi : ils resteront comme ça... même si on ne dit jamais jamais. Oui, j'assume: j'aime les cheveux naturels mais je garde mes cheveux défrisés et non, je n'y vois rien de paradoxal. 
J'aime les chaussures plate formes mais je n'en porterai pas, ça ne me va pas.

   Il n'y a a aucune animosité entre la très grande majorité des blogs que ce soient les naturelles ou les naturelles/défrisées, alors ce serait bien que le "débat" si il en existe un s'arrête, et qu'on limite les oppositions. L'atmosphère y est même plutôt très bonne, on échange beaucoup plus que pour des cheveux. On ne fustige pas les filles défrisées sur les blogs de naturelles et vice versa. Ca ne m'est jamais arrivée en tout cas. Je vais écourter le débats parce que je pourrais rester là des heures! 

   Je vais finir en disant que : 

      Je suis afro, je suis défrisée, je suis black, & beautiful et mon prochain défrisage est dans 10 jours après 4 mois de stretching! 

   Et TOC ! 

dimanche 16 octobre 2011

What is good hair ?

Hi gilz !

      M'ennuyant quelque peu en ce dimanche gris, je me suis décidée à regarder cette émission de Tyra Banks qui date de 2009 et qui me faisait de l'oeil dans mes "recommendations" sur Youtube, mais dont le sujet est bien actuel "What is good hair?". Le débat naturelle VS défrisée est au coeur de cette émission et le "problème" - si tant est qu'il y en ait un -  est bien sûr "pourquoi se défrise - t - on les cheveux ou pas?". Plusieurs femmes et leurs filles, donnent leurs avis (naturelles, défrisée, ancienne défrisée...). 
     
     J'avoue que j'ai passé un bon moment, et ce qui m'a un peu fait marrer, ce sont les femmes caucasiennes, qui ne comprenaient RIEN ou presque au débat. Bref, je conseille de regarder, c'est sympathiquement fait...et...heu... c'est en anglais! C'est toujours intéressant de voir que les questions soulévées sont les mêmes des deux côtés de l'Atlantique. 
       
      Désolée pour celles qui auront un peu de mal. Je vous mets les liens des vidéos en dessous (émission en 5 parties), elles ne sont pas très longues! C'est une bonne alternative au très célèbre film/documentaire de Chris Rock, le fameux "Good Hair" dont je vous mettrai le lien dès que... je l'aurai retrouvé! Bon divertissement! 



Part 1



Part 2



Part 3




Part 4




Part 5



samedi 24 septembre 2011

Le Vrai/ Faux du shampoing - Centre Clauderer Episode 2

Après mon article sur Comment faire un shampoing ? , je vais essayer de décrypter les Vrai/Faux de ce fameux shampoing grâce aux conseils du Centre Clauderer. Élément essentiel de notre routine, les idées que nous nous en faisons détermine notre façon de faire. Allons-y donc pour la suite de la série sur le shampoing. 




1/ Pour avoir les cheveux propres, deux lavages successifs sont recommandés.
Réponse: FAUX 


Le second shampooing est superflu, surtout si l’on se lave les cheveux plus d’une fois par semaine. Le premier shampooing lave, le deuxième décape… Cette seconde application, souvent recommandée sur le mode d’emploi, ne fait que sensibiliser inutilement le cuir chevelu et rendre les cheveux plus électriques.


En revanche, un rinçage prolongé est nécessaire, même si vous vous lavez les cheveux tous les jours, même si vous êtes pressé. Or justement, ceux qui se lavent fréquemment les cheveux ont tendance (la routine aidant) à " bâcler " leur rinçage. Pourtant, sans rinçage à fond, les cheveux sont vulnérables à la pollution de l’air et ternissent très vite.


2/ Les shampoings traitants dit "anti-chute"  peuvent guérir les problèmes de chute de cheveux.
Réponse. FAUX

Les shampooings lavent. Qu'ils le fassent en douceur, c'est tout ce qu'on leur demande, en l'occurrence ! Soigner une chute de cheveux requiert des actifs spéciaux, avec une action sous-cutanée incompatible avec les produits lavants. Cela dit, même des laboratoires sérieux utilisent cette appelation. Mais, dans leur cas, c'est toujours pour compléter leur gamme de produits anti chute et ainsi s'assurer qu'un shampooing "x" ou "y" ne va pas venir atténuer les effets des dits produits

3/Les shampoings anti pelliculaires sont aujourd'hui parfaitement efficaces.
Réponse. VRAI 

La plupart sont efficaces, à condition de les choisir en fonction de la nature de ses pellicules. Mais ils sont à consommer avec modération. L’abus de ces shampooings risque d’avoir l’effet contraire à celui recherché : ils peuvent irriter la peau et dévitaliser les cheveux.


D’autre part, les shampooings anti-pelliculaires ne soignant que le symptôme, il est recommandé de rechercher l'origine du trouble, afin de l'enrayer de façon plus durable.



4/ Se masser le cuir cheveu lors du shampoing rend la chevelure plus tonique
Réponse: FAUX


Contrairement aux idées reçues, le massage du cuir chevelu, une fois le shampooing appliqué, n'est pas du tout conseillé : il risque de fragiliser les racines ou d'entraîner un excès de sébum, en excitant la glande sébacée. Mieux vaut alors malaxer en douceur ses cheveux avec le shampooing et ne pas se frotter vigoureusement la tête.


Par contre, se masser le cuir chevelu, avant le shampooing, est excellent pour stimuler son irrigation et rendre les cheveux plus toniques.


5/Les meilleurs shampoings ne sont par forcément ceux qui moussent le plus.
Réponse:VRAI

Plus les shampooings sont doux, moins ils moussent et moins ils risquent de rendre les cheveux fourchus et cassants. Ce qui ne signifie pas qu’ils ne lavent pas : la mousse est un gage d’agressivité plutôt que de propreté.

6/Les shampoings pour bébé sont très doux et adaptés aux cheveux des adultes.
Réponse:FAUX

L’indication "pour bébés" ne signifie pas "ultra-doux" mais peu irritant et qui ne pique pas les yeux. Ces shampooings contiennent souvent des surgraissants, utiles aux cheveux des enfants, mais qui rendent plus mous ceux des adultes.

7/ Se laver trop souvent les cheveux les fait graisser ou tombe davantage
Réponse:FAUX


Les bons shampooings sont aujourd’hui suffisamment sophistiqués pour permettre des lavages fréquents, quotidiens même, si l’on en éprouve le besoin. Les cheveux n’en graisseront ni ne tomberont plus pour autant.Ce n’est pas le nombre de lavages par semaine qui compte, mais la qualité et la douceur du produit.


Malgré ces précautions, si les cheveux tombent trop lors du shampoing, il ne faut pas incriminer ce dernier et rechercher la véritable origine du trouble.





Source; Centre-Clauderer

mercredi 1 juin 2011

De l'importance du temps dans une aventure capillaire...


            Quand on prend la décision de s'occuper définitivement de ses cheveux, il faut savoir que le temps sera notre compagnon le plus (in)fidèle. Le temps est le faux frère jumeau de la patience, ils ne se ressemblent pas mais l'un ne va pas sans l'autre.

           Le temps il va falloir jouer et dealer avec. Tant qu'on ne prend pas en compte le fait que pour avoir ce qu'on veut il va falloir attendre patiemment, on ne peut (d'après moi) pas commencer une aventure capillaire. 


         Je me rappelle très bien de la première vidéo de Nunaavane , que je regardais avec émoi et excitation. Je voulais "ça tout pareil", mais je me rappelle surtout des dates qui défilaient en dessous et que je venais de voir passer en 5 mins 2 ans de la vie capillaire de cette jeune femme. J'ai tout de suite pris la mesure de ce qui m'attendais et c'est là qu'il fallait décider si j'y allais où si je me donnais encore le temps... J'ai réfléchi pendant 2 jours (le temps) durant lesquels je discutais avec une amie qui comme par hasard suivait aussi Nunaavane et me dit "Tu ne vois pas que je suis toujours en coiffure protectrice ? Prepoo, Cowash... tout ça je connais et j'ai eu la même excitation que toi au début, là ça fait 6 mois, je continue mes soins à mon rythme"

     J'ai donc décidé de m'y mettre et je savais que ce serait long mais ma motivation pour y arriver était encore plus grande. 

        Alors j'ai pris le temps et je le prends toujours:
- Le temps pour lire les blogs, les (més-)aventures des unes et des autres
- Le temps de me renseigner sur les produits industriels ou naturels que je voulais utiliser (histoire de ne plus acheter sans savoir comme au tout début de mon AC)
- Le temps d'apprendre à connaître mes cheveux (et ce dont ils avaient besoin)
- Le temps de me construire une routine (ne copier celle de personne)
- Le temps quand j'applique mes soins, (en combien de temps je les applique et combien de temps je les laisse sur ma tête)
- Le temps pour voir -enfin ! - les effets d'un produit ou d'une technique sur nos cheveux
- Le temps de se remettre d'une déception capillaire
- Le temps de finir un challenge
- Le temps de macération d'huile faite maison (un mois voir plus)
- Le temps de prendre le temps de prendre soin de mes cheveux...
- Le temps pour faire ce blog, qui lui même m'aide à faire passer le temps...


        Pour ne pas trouver le temps long, je me suis fixée des objectifs à court, moyen et long terme. 
- à court terme : le challenge Hyde Your Hair qui dure 3 mois et fini le 30 juin,

- à moyen terme : je me suis établie une routine depuis le début de mon AC, j'ai défrisé mes cheveux au bout de 5 mois je me suis lancée comme ça dès le début de mon AC c'était un peu risqué  parce que je n'y connaissais pas grand chose) mais j'ai appris à me réconcilier avec mes cheveux. Ça a tellement bien marché que je suis repartie dans un streching de 5 mois et je suis en plein dedans. Je prends plaisir à voir mes repousses sortir. J'achète des produits que je prends le temps d'essayer, j'ai pas mal de produits qui me font envie et je pense que d'ici la fin de l'année je les aurais tous passé en revue. 

- à long terme : je me suis montée mon calendrier , premier bilan en décembre 2011 pour voir au bout de un an d'effort où j'en suis et où je dois aller. Atteindre mon objectif  BSL en décembre 2012 (au bout de 2 ans de AC) et si j'y arrive pas... avoir des cheveux sains quand même! 

              J'essaie de faire du temps mon ami et moi qui ne suis pas patiente du tout je n'ai pas trop le choix que la cultiver pour une fois. 

        Un post sur le blog de Tiline qui parle de la même chose et le truc en plus c'est qu'elle donne des solutions pour aider à dealer avec le temps. 
            
             Bises les filles ! 

mardi 10 mai 2011

Obsédée par mes cheveux moi ?

                 Je me demande souvent si je suis obsédée par mes cheveux.


Je pense que je suis obsédée par mes cheveux parce que... : 

  • Ce que je fais au quotidien : Vérification automatique de l'état d'hydratation de mes cheveux et mode coiffure protectrice directe. Je regarde ma longueur tous les jours comme si j'allais me lever un matin et voir qu'ils ont pris 10 cm d'un coup. 
  • Quand je vais dans les magasins : Je ne peux pas m'empêcher de faire un tour dans le rayons des produits capillaires. Même si je sais que je ne vais rien acheter du tout. Je ne suis pas une acheteuse compulsive.
  • Quand on me parle de mes cheveux: Je dis tout de suite STOP ! Je les défends ce sont mes bébés on critique pas! Bon quand c'est pour des compliments je suis en plein kiff évidemment. 
  • Quand on y touche : NOooooOoN!! On ne touche pas justement!
  • Quand je regarde les touffes des autres: je ne peux pas m'empêcher de faire des analyses, et j'en vois hein des touffes qui souffrent, mais il y en a des belles et beaucoup d'inspiration aussi.
  • Je culpabilise quand je ne fais pas mes 2 soins hebdomadaires. 
  • Je suis excitée la veille et le jour des soins. 
  • N'ayant pas les cheveux longs je me tue à trouver des coiffures protectrices TOUS les jours.
  • Quand j'arrive chez des amies ou des cousines je décortique la liste des produits capillaires et je fais la liste de ceux qu'il faut jeter.  
  • Quand je dors sans mon oreiller en satin j'ai envie de tomber malade.
  • Je passe a vie sur des blogs afro capillaire (naturelles ou défrisées)
  • Je fais des ordonnances capillaires à tout va.


... mais je pense que je ne suis pas folle de mes cheveux parce que:

  • Je n'ai pas une alimentation super saine, je mange ce que je veux mais je fais attention à ne pas manger n'importe quoi et les hairloveuses un peu averties savent qu'il faut nourrir aussi de l'intérieur. 
  • Je ne suis pas une acheteuse compulsive de produits capillaires. 
  • Je peux encore adosser ma tête sur un fauteuil peu importe la matière. 
  • Je ne mets pas de bonnets ou autres pour les protéger du soleil ou du froid, les coiffures protectrices c'est déjà assez.
Au vu de la différence du nombre d'arguments on va dire que je suis un peu obsédée quand même... mais juste ce qu'il faut; pas trop!

Et vous ? Vous êtes obsédée par vos cheveux ? 
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